Le séminaire « Recherche & Action » est commun au Master 1 et 2.  C’est un espace de formation, de réflexion et d’échange autour des démarches de terrain et de problématisation, notamment celles conduites par les étudiants. Il socialise les étudiants aux formats de travail de la recherche telle qu’elle peut se pratiquer dans les laboratoires et les équipes de recherche, mais également telle qu’elle se développe au sein des observatoires qui mettent en œuvre des travaux et des enquêtes appuyés sur les savoirs et outils des sciences sociales. Faire séminaire commun c’est faire l’expérience que la recherche est aussi une activité professionnelle qui ne s’exerce pas seul. C’est souligner également que, quand cette recherche se pratique dans et avec les milieux professionnels, constituer des espaces pour penser la conduite de la recherche et ses effets est un enjeu important.

Le séminaire donnera lieu à plus particulièrement à des échanges sur les questions épistémologiques concernant les postures d’enquête et choix méthodologiques liés à des enquêtes « en milieu professionnel », qu’elles soient faites sur commande pour répondre à des questions de ce milieu, dans le cadre d’une étude ou d’un stage, ou après négociation d’une participation dans ce milieu, ou encore à partir d’un rôle professionnel déjà engagé. Les chercheurs et praticiens –chercheurs invités présenteront leurs expériences en matière d’enquête collaborative. Les étudiants, notamment en M2 feront part également de leurs expériences, de l’état d’avancement de la construction de leur questionnement ou de leurs exploration de terrain. Un travail collectif plus approfondi pourra être mené sur des textes et concepts, des matériaux d’enquête, des questions transversales à plusieurs terrains…

 

 

Bibliographie

Alinsky Saul (2012 [1971]) – Être radical. Manuel pragmatique pour radicaux réalistes, Editions Aden, Bruxelles.

ATD Quart Monde (2008), Charte du croisement des savoirs et des pratiques avec des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale, https://www.atd-quartmonde.fr/charte-du-croisement-des-savoirs-et-des-pratiques-fr-angl-nl-esp-it/

Audoux, C., & Gillet, A. (2011). Recherche partenariale et co-construction de savoirs entre chercheurs et acteurs : l'épreuve de la traduction. Revue interventions économiques, vol.43. https://interventionseconomiques.revues.org/1343, https://journals.openedition.org/interventionseconomiques/1347

Michael Burawoy, (2006) « Pour la sociologie publique », Socio-logos [En ligne], 1 | mis en ligne le 21 avril 2006, URL : http://journals.openedition.org/socio-logos/11

Callon Michel, (1999), « Ni intellectuel engagé, ni intellectuel dégagé : la double stratégie de l’attachement et du détachement », Sociologie du travail, vol. 41, n° 1, p. 65-78 ;  « Des différentes formes de démocratie technique », Les cahiers de la Sécurité intérieure, n°38.

Cefaï Daniel , dir. (2010), L’engagement ethnographique, editions EHESS.

Coutellec L., (2015), Pour une philosophie des sciences impliquées valeurs, finalités pratiques, Ecologie et Politique, Sciences Po les presses : 17-25.

De Sardan, J.-P. O. (1996). De l'amalgame entre analyse-système, recherche participative et recherche-action, et de quelques problèmes autour de chacun de ces termes. Dans M. Sebillotte (dir.), Recherches-système en agriculture et développement rural : conférences et débats. Montpellier, France : CIRAD-SAR, p.129-140.

Desgagné, S. (1997), Le concept de recherche collaborative : l'idée d'un rapprochement entre chercheurs universitaires et praticiens enseignants. Revue des sciences de l'éducation, 2, vol.23, p.371-393. https://www.erudit.org/en/journals/rse/1997-v23-n2-rse1842/031921ar.pdf

Fritsch Philippe (dir.) (2000) – Implication et engagement. Hommage à Philippe Lucas, Presses Universitaires de Lyon.

Goyette, G. & Lessard-Hébert, M., (1987). La recherche-action, ses fonctions, ses fondements et ses instrumentations. Québec : Presses Universitaires du Québec.

Les chercheurs ignorants (2015). Les recherches-actions collaboratives, une révolution de la connaissance. Rennes, France : Presses de l'EHESP.

Monceau G., sous la dir de (2017). Enquêter ou intervenir ? Champ social, 201

Soulé Bastien (2007) – « Observation participante ou participation observante ? Usages et justifications de la notion de participation observante en sciences sociales », Recherches qualitatives, vol. 27(1), p. 127-140.

 

 

Cette présentation servira de support à une discussion autour du patrimoine géoarchéologique en péril. Guerres, pillages, trafic, abandon, restauration aberrantes, ignorance, sur-fréquentation touristique, etc. les causes de la dégaradation du patrimoine géoarchéologiques sont nombreuses. Nous nous appuierons sur des exemples pour discuter les causes de ces dégradatiosn et les remèdes possibles. 

 

Objectifs :

-       Comprendre les grandes évolutions et réorganisations dans les modes de gouvernance : territorialisation, contractualisation, évaluation...

-       Identifier les questions actuelles de politiques publiques et de politiques sociales et notamment les enjeux de participation et d'accès aux droits

-    S'approprier des outils théoriques, notamment sociologiques, d'analyse de ces politiques publiques

 

 

Ce cours comprend 2 volets :  

« Transformations des politiques  publiques »

Transformations des politiques publiques,

 

Social, santé, environnement, éducation, culture, économie… : alors qu’historiquement les autorités publiques se sont contentées d’intervenir dans des champs d’activités limités (armée, police, fiscalité), elles régulent aujourd’hui des domaines de plus en plus nombreux de la vie sociale à travers l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques. Ce cours vise à comprendre les transformations contemporaines de ces politiques, en lien avec les transformations de l’Etat et des modes de gouvernement. Il adoptera comme angle d’analyse celui de la multiplication des échelles de l’action publique. Longtemps principale instance d’élaboration des politiques publiques, l’Etat est aujourd’hui en pleine transformation, pris entre des processus de décentralisation d’un côté, d’européanisation et d’internationalisation de l’autre. A travers la décentralisation, on assiste à une affirmation des politiques locales et urbaines. Parallèlement de plus en plus d’acteurs issus de la sphère privée ou de la société civile deviennent légitimes pour participer aux processus de décision publique. Ce repositionnement de l’Etat qui ne s’apparente pas à un retrait mais plutôt parfois à un retour, s’accompagne par la mise en place de dispositifs permettant un contrôle « à distance » de l’action publique. C’est ce que l’on retrouve à travers le mouvement de prolifération d’agences mises en place dans certains secteurs d’intervention publique. En utilisant de nombreux exemples, ce cours aura pour objectif de décrire ces processus à partir de travaux empiriques et théoriques issus de la sociologie de l’action publique.

 

 

Politiques sociales, politiques de la ville et participation, Claire Autant-Dorier et des intervenants professionnels

 

Cet enseignement  présentera les évolutions propres aux politiques sociales et à la Politique de la ville : il examinera d’une part comment ces politiques correspondent aux évolutions d’ensemble des politiques publiques (contractualisation, territorialisation, partenariat, logique de projet) et interrogera les différentes logiques qui l’anime : solidarité, accompagnement, activation, responsabilisation, participation. Les enjeux actuels de renouvellement de l’action sociale et territoriale seront abordés à partir d’analyses sociologiques contemporaines ; ils seront mis en regard des pratiques actuelles des professionnels afin d’interroger les possibilités de changement, de comprendre comment s’opère l’évolution des postures professionnelles et qu’est ce qui résiste, parfois à juste titre aux injonctions législatives. Les recherches-actions et expérimentations réalisées ou en cours de réalisation avec des partenaires du Master seront mobilisées à l’appui de ce cours.

Ce cours d emaster 2 Histoire, Civilisation, Patrimoine, vise à faire découvrir aux étudiants le patrimoine géologqiue et paléontologique en s'appuaynt sur l'exemple du Lodèvois au sud-est du Massif central. Ce cours sera organisé autour d'un séjour de 3 jours à Lodève où nous travaillerosn avec le musée Fleury d eLodève et le département de l'Hérault porteur d'un projet de Géoparc. 

Les discussions avec les partenaires porteront sur la muséographie du musée Fleury et sur la valorisation du patrimoine paléontologique du bassin de Lodève. Ce patrimoine qui est mondialement connu des scientifiques et méconnu du public est affecté par un processus de dégradation qu'i convient de stopper. 

Une séance en salle à Saint-Etienne avant de partir pour le Lodèvois puis une séance de débriefing au retour complèteront ce séjour à Lodève.  

Ce cours s'inscrit dans l'UE3 Milieux -Fonctionnement écosystémique  et altérations. Ce cours est lié à celui de Jérémie Riquier puisque nous aborderons le fonctionnement des têtes de bassin versant tandis que J. Riquier présentera le fonctionnement des cours d'eau, plus à l'aval. Les étudiants auront ainsi, avec ces deux cours, une vision assez complète du fonctionnement hydro-géomorphologique et écologique des hydrosystèmes fluviaux.

Le cours sur les têtes de bassin versant abordera la question des écoulements de surface et du fonctionnement des aquifères. Nous verrons le lien avec les sols et les écosystèmes humides. Le travail en salle s'accompagnera d'une sortie de terrain à la journée. sur les hautes-chaumes des Monts du Forez entre 1250 m et 1500 m d'altitude. Si le traitement de la question de la gestion de ces espaces et de la ressource en eau est réservé à la deuxième année de master avec un déplacement hors de la région, il n'en demeure pas moins que nous évoquerons cette problématique pour les Monts du Forez, ce qui constituera une excellente transition avec le travail de M2.